["Quelquefois je sors, pour faire des courses ou simplement pour voir comment sont les gens, avec juste un foulard, un polo, pas maquillée, et je surveille ma démarche.
Eh bien, malgré cela, il y a toujours un garçon, un peu plus dégourdi que les autres, qui dit à son copain: "Hé! minute! tu sais qui c'est, celle-là?" Et aussitôt ils se mettent à me suivre.
Dans le fond, ça m'est égal. Je comprends très bien que les gens veuillent se rendre compte que vous existez réellement. Il faut les voir, les garçons - même les petits gosses -, leur visage s'éclaire, ils disent : "Ben ça, alors!" et ils filent raconter l'histoire à leurs copains. Les messieurs, eux, m'abordent en me disant : "Attendez une seconde. Je vais prévenir ma femme."
Vous leur avez changé toute leur journée."]
Retranscription complète de l'interview parue après sa mort, dans le Paris Match n°697 du 18 août 1962
"Tout ce qui compte vaut la peine d'attendre."




